Quick étend son offre exclusivement halal à 14 restaurants!

Publié le par Moi

La France envahie par le Hallal...Amen!

Un plateau repas chez Quick.

L'enseigne de restauration rapide Quick a annoncé ce mardi lors d'une conférence de presse qu'elle prévoit d'étendre son offre exclusivement halal à 14 nouveaux restaurants en France à compter du 1er septembre.

Cet élargissement portera à 22 le nombre de ses établissements vendant seulement de la nourriture conforme aux rites musulmans, a-t-il annoncé mardi.

L'expérimentation des sandwichs halal a commencé chez Quick en juillet 2009, dans l’un de ses établissements à Toulouse, mais avait fait polémique en février dernier.

Rappel des faits :

Depuis plusieurs mois, les fast-foods destinés aux musulmans se multiplient en ville. Dernier-né de ce secteur en plein essor, Yassa Fast-food, première enseigne de restauration rapide africaine, qui s'est implantée près de la gare Matabiau. « Il existait déjà à Toulouse des restaurants africains, mais aucun ne livrait à domicile ou proposait à emporter, explique Souaibou Koita, le patron. Les clients sont aujourd'hui à la recherche d'une alimentation plus équilibrée que dans les fast-foods traditionnels, et apprécient les nouvelles expériences culinaires. » Si toutes les viandes de Yassa sont garanties halal, la clientèle est variée, puisque près de 50 % de ses adeptes sont des non-musulmans.

Conscient de la demande croissante d'une alimentation respectueuse de l'éthique musulmane, Best of Halal, dans le quartier Saint-Michel, s'est spécialisé dans les burgers. « Notre cible de départ était la population musulmane qui n'était pas satisfaite des produits des grandes enseignes de la restauration rapide, rappelle son responsable. Mais notre clientèle s'est rapidement élargie aux non-musulmans désireux d'une alimentation plus saine et d'une viande avec plus de goût. » Effet de mode ou repli communautaire ? Pour Sayah Mansour, sociolinguiste à l'université du Mirail, « ces fast-foods résultent d'un effet de société combiné à un repli identitaire. Leur clientèle, composée essentiellement de jeunes Français issus de l'immigration, souhaite retrouver une véritable identité religieuse. Ce phénomène n'est pas alarmant, mais caractéristique d'un retour de la jeunesse vers la religion. » Le concept de ces restaurants à thème intéresse en tout cas les grandes enseignes, comme Quick, qui expérimente depuis juillet des hamburgers halal au Mirail. W

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SOCIETE - Après le fiasco du débat sur l'identité nationale, l'expérimentation des Quick halal tombe à point nommé. Sauf que la chaîne a lancé son dispositif en juillet dernier...

C’était il y a plus de six mois. En juillet 2009, la chaîne de restauration rapide Quick lance dans l’un de ses établissements à Toulouse les sandwichs halal. A l’automne, l’offre s’étend à Marseille puis dans la région parisienne, à Roubaix et Villeurbanne.

Dans les différentes régions concernées, cette offre exclusive de menu sans porc de n’a fait aucun bruit. A l’exception de communiqués des sections locales du FN qui appelaient dès décembre « à boycotter l’ensemble des restaurants Quick de France ». Sans succès.
 
Aucun écho
 
La section FN locale de Villeurbanne,  écrivait ainsi le 16 décembre, à la suite d’un article paru dans 20minutes.fr, «le test n’est pas un problème soi-même, si de tels produits étaient uniquement en petite quantité et destinés aux personnes désirant manger halal». Un discours qui n’avait aucun écho jusqu’à ce que le 14 février, Marine Le Pen (FN), en campagne pour les régionales, s’empare du sujet. Et que l’UMP embraye.
 
Un remake du débat sur l’identité nationale
 
«Pour qu’un événement local devienne un problème national et fasse le buzz, il faut bien entre quatre et cinq mois, se défend Dominique Paillé, porte-parole de l’UMP, auprès de 20minutes.fr. Lorsque Martine Aubry avait pris la décision de réserver des plages horaires d’une piscine municipale de Lille aux femmes musulmanes, nous ne l’avions su que bien plus tard.»
 
Pour Philippe Doucet, maire PS de la ville d’Argenteuil, dans le Val-d’Oise, cette polémique est un remake du débat sur l’identité nationale, lancé par le gouvernement. « On veut faire le débat identité nationale N°2, analyse avec ironie l’édile. Le FN et l’UMP voient que les sondages ne leur sont pas favorables pour les régionales et que le débat n’a pas marché comme le gouvernement le souhaitait. Alors avec Quick, on remet 10 euros dans la machine et ça repart! Ces débats seront beaucoup moins présents après le 22 mars. Mais pendant ce temps-là, on ne parle pas des problèmes économiques des banlieues.»
 
«Arrêter ce communautarisme avant que la justice ne tranche» 
 
Dominique Paillé se défend de faire un lien avec le fiasco de l’identité nationale. Mais n’hésite pas à expliquer que l’expérimentation de Quick est contraire «aux principes de la République une et indivisible». Alors qui de KFC qui dès 2005 avançait que sa viande était certifiée halal, mais a rapidement été critiqué sur la véracité de ses propos. «Quick devrait justement s’inspirer de cet échec pour en tirer les conclusions et arrêter ce communautarisme avant que la justice ne tranche», poursuit Dominique Paillé.
 
La direction de Quick, qui assure vouloir tester la «faisabilité technique» de ce dispositif sur le long terme, a indiqué à 20minutes.fr qu’elle poursuivrait son expérimentation et ne souhaitait pas réagir à des «propose politiques».

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Et pour cause on n'ose pas dire la vérité aux Français!

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