Lies Hebbadj placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de quitter le territoire

Publié le par Moi

Lies Hebbadj assure ne pas être polygame. Pour lui, il ne s'agit que de maîtresses.

JUSTICE - Il n'est pas accusé de polygamie. Pour le moment...

Escroquerie, fraudes aux prestations sociales, travail dissimulé, et aide au séjour irrégulier d’étrangers Lies Hebbadj a été déféré ce mercredi matin devant le parquet de Nantes pour répondre de ces chefs d'accusation et mis en examen pour escroquerie, fraudes aux prestations sociales et travail dissimulé. Il est désormais placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de quitter le territoire, indique le ministère de l'Intérieur sur son compte Twitter.

La veille, la garde à vue de Lies Hebbadj avait été prolongée. Lors d'une conférence de presse, le procureur de la République de Nantes, Xavier Ronsin, a expliqué que Lies Hebbadj avait «organisé une polygamie de fait» avec sa femme et ses trois maîtresses, qui vivaient à quelques mètres les unes des autres.

Pour ses 17 enfants, il a touché sur les trois dernières années 175.000 euros de la CAF, a précisé le procureur. Si les familles avaient vécu sous le même toit le montant aurait été de 88.000 euros. Quant au travail dissimulé, Lies Hebbadj, selon le procureur, «ne déclarait pas les employés de son taxi-phone» et les faisait travailler «dans des conditions particulièrement déplorables»: «Il s’agissait souvent d’étudiants étrangers ou en situation irrégulière, qu’il faisait travailler parfois sept jours sur sept à la caisse».

Motards et fourgon cellulaire

Après 48 heures passées das les locaux de la brigade financière de la police judiciaire, Lies Hebbadj est arrivé à 8h30 au palais de justice dans un fourgon cellulaire, escorté de deux motards.

Le grand jeu. Le bonhomme accusé de polygamie a pour l'heure avoué avoir plusieurs «maîtresses» Liès Hebbadj vivait «une polygamie de fait», a affirmé le procureur de la République de Nantes. Xavier Ronsin a toutefois renoncé à poursuivre le commerçant pour le délit de «bigamie». «M. Hebbadj n’a été marié qu’une seule fois sur le plan civil, à la mairie de Nantes», a déclaré le procureur de la République. «Le délit n’est dont pas constitué.»

Qu'importe, mardi un groupe de sénateurs centristes a déposé une proposition de loi visant notamment «à interdire le cumul des (...) mariages prononcés civilement», mais aussi «les mariages religieux et coutumiers».

Un employé en centre de rétention

La compagne de Lies Hebbadj, Sandrine Mouleres, elle aussi placée en garde à vue lundi matin, est ressortie libre mardi. Selon le parquet, les perquisitions effectuées lors de la garde à vue de cette dernière ont été fructueuses mais les explications de la jeune femme ont été «suffisantes» sur «les infractions d'escroquerie et des prestations aux aides sociales susceptibles de lui être reprochées».

La contestation de sa contravention pour port du niqab au volant doit être jugée le 28 juin à Nantes. Un troisième homme placé en garde à vue lundi matin et qui travaillait pour le compte de Lies Hebbadj dans un taxi-phone a fait l'objet d'une «procédure de reconduite à la frontière» et a été transféré lundi soir au centre de rétention de Rennes.

Source : http://www.20minutes.fr/article/576749/Societe-Lies-Hebbadj-place-sous-controle-judiciaire-avec-interdiction-de-quitter-le-territoire.php

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